Fuente: Varios Fecha: 2010-02-07 00:00:00.0
CEMAC : Obiang Nguema nouveau doyen ?

 

nouveau doyen ?

La disparition du président Omar Bongo Ondimba le 8 juin 2009 à Barcelone, en Espagne, a ouvert la course des Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) pour le leadership de la sous-région. Mais les récentes résolutions du 10e Sommet de la CEMAC en janvier à Bangui, en République centrafricaine, laisse de plus en plus à penser que le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, s’impose comme le nouveau «patron» de l’Afrique centrale.
 
© D.R. Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema.
 
Teodoro Obiang Nguema serait-il le nouveau doyen de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ? S’il ne s’est pas encore autoproclamé comme tel, les résolutions du Sommet de Bangui qui s’est tenu du 16 au 18 janvier dernier en République centrafricaine l’esquissent déjà.

En effet, le sommet de Bangui avait décidé de relever de leurs fonctions en même temps que l’ancien gouverneur, Philibert Andzembè, deux hauts responsables de la BEAC compromis dans le détournement de 25 millions d’euros entre 2004 et 2009, selon un rapport d'enquête interne publié fin octobre.

Alors que tout le monde s’attendait à voir le poste de gouverneur de la BEAC échoir au Gabonais Alexandre Barro Chambrier, proposé par le président Ali Bongo, c’est finalement l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama qui a été porté à la tête de l’Institution.

Cette nomination met fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, au terme d'un accord dit de «Fort-Lamy» (actuelle N'Djamena) sur la répartition des postes au sein de la BEAC, contesté par certains pays dont la Guinée équatoriale. Le sommet a adopté le «principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté», selon le communiqué final.

C’est donc la Guinée Equatoriale qui semble avoir mené la danse lors des débats. Le nouveau souffle économique dégagé par le pays, qui s’impose comme la nouvelle locomotive de la sous-région et le poids du président de ce pays ont fortement joué pendant ce conclave semble-t-il.

«Le président Obiang Nguema fait partie des leaders ! Déjà par son ancienneté, par le poids de son pays, c’est un des leaders, ça c’est incontestable. Et pour la sous-région, c’est le doyen», concède même le nouveau président gabonais.

Si les présidents du Congo, du Tchad, de la République centrafricaine et du Cameroun n’ont pas déclaré publiquement Obiang Nguema comme le nouveau doyen de la CEMAC, le Sommet de Bangui semble avoir mis tout le monde d’accord.
 
© D.R. Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema.
© D.R. Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema.
La disparition du président Omar Bongo Ondimba le 8 juin 2009 à Barcelone, en Espagne, a ouvert la course des Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) pour le leadership de la sous-région. Mais les récentes résolutions du 10e Sommet de la CEMAC en janvier à Bangui, en République centrafricaine, laisse de plus en plus à penser que le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, s’impose comme le nouveau «patron» de l’Afrique centrale. Teodoro Obiang Nguema serait-il le nouveau doyen de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ? S’il ne s’est pas encore autoproclamé comme tel, les résolutions du Sommet de Bangui qui s’est tenu du 16 au 18 janvier dernier en République centrafricaine l’esquissent déjà.

En effet, le sommet de Bangui avait décidé de relever de leurs fonctions en même temps que l’ancien gouverneur, Philibert Andzembè, deux hauts responsables de la BEAC compromis dans le détournement de 25 millions d’euros entre 2004 et 2009, selon un rapport d'enquête interne publié fin octobre.

Alors que tout le monde s’attendait à voir le poste de gouverneur de la BEAC échoir au Gabonais Alexandre Barro Chambrier, proposé par le président Ali Bongo, c’est finalement l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama qui a été porté à la tête de l’Institution.

Cette nomination met fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, au terme d'un accord dit de «Fort-Lamy» (actuelle N'Djamena) sur la répartition des postes au sein de la BEAC, contesté par certains pays dont la Guinée équatoriale. Le sommet a adopté le «principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté», selon le communiqué final.

C’est donc la Guinée Equatoriale qui semble avoir mené la danse lors des débats. Le nouveau souffle économique dégagé par le pays, qui s’impose comme la nouvelle locomotive de la sous-région et le poids du président de ce pays ont fortement joué pendant ce conclave semble-t-il.

«Le président Obiang Nguema fait partie des leaders ! Déjà par son ancienneté, par le poids de son pays, c’est un des leaders, ça c’est incontestable. Et pour la sous-région, c’est le doyen», concède même le nouveau président gabonais.

Si les présidents du Congo, du Tchad, de la République centrafricaine et du Cameroun n’ont pas déclaré publiquement Obiang Nguema comme le nouveau doyen de la CEMAC, le Sommet de Bangui semble avoir mis tout le monde d’accord.

AfricaNews.- QUI EST LUCAS ABAGA NCHAMA, GOUVERNEUR DE LA BEAC

     Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA, de nationalité équato-Guinéenne, est le 04 mars 1961 à Ebebiyin, chef lieu de l'actuelle province de Kié-Ntem, carrefour situé entre la Guinée Equatoriale, le Gabon et le Cameroun.
Il fait ses études primaires et secondaires en Guinée Equatoriale, avant de s'inscrire à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne et à l'Université de Lyon II en France. Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA est titulaire d'une maîtrise en Sciences Economiques et d'un DEA en Monnaie-Finance-Banque obtenu en 1995. Admis sur concours au centre de Formation des Agents D'encadrement Supérieur de la BEAC en 1998, il est appelé à interrompre la préparation d'une thèse en sciences économiques pour se mettre au service de l'intégration sous-régionale. Au terme de cette formation, il travaille comme cadre à la Direction nationale de la BEAC à Malabo, puis à l'Agence de Bata de 1999 à 2003. Détaché auprès de l'Administration de son pays, Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA est nommé Directeur Général de l'Economie au Ministère de l'Economie, du Commerce et de la Promotion de l'Entreprise en 2003. Il est promu Secrétaire Général du Ministère des Finances et du Budget en 2006, poste qu'il occupera jusqu'en juillet 2008, date de sa nomination comme membre du Gouvernement de la BEAC, en qualité de Directeur Général de l'Exploitation.
Parallèlement, aux responsabilité dans la haute administration de son pays, la Guinée Equatoriale, M Lucas ABAGA NCHAMA a occupé entre 2003 et 2008 les fonctions d'Administrateur titulaire de la BEAC ; celui de Président du Comité Technique National pour les missions du FMI au titre de l'Article IV, celui de Membre titulaire du Comité Inter-Etats de la CEMAC ; Membre de la Cellule national de Surveillance Multilatérale, d'Administrateur Suppléant de la BAD ; de Secrétaire Permanent du Comité national de Suivi de la Conjoncure Macro-économique et plusieurs fois nommé Gouverneur titulaire temporair pour les Assemblées du FMI pour le compte de son pays.
Il a également été : Président du Comité d'Audit de la BEAC ; Président de la Cellule Communautre de Suivi du Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC ; Membre du Secrétariat d'Appui au Comité de Pilotage du Programme des Réformes institutionnelles ; Membre du Comité Monétaire et Financier national de la Guinée Equatoriale ; Membre du Conseil National du Crédit ; Membre du Comité national de la Balance des Paiements.
Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA est marié et père de trois enfants.